Babou Séraphin 的个人资料Bienvenue aux délices de...照片日志列表更多 工具 帮助

日志


4月25日

Acacia nilotica, arbre magique pour la peinture traditionnelle

 

Famille: Mimosacée

Noms: Gonakier (français) ; Pengenega (moré)

C’est un arbre épineux atteignant 20 m de hauteur, à fût droit et cylindrique atteignant 60 m de diamètre, à cime dense. L’écorce, brun foncé à noire est profondément fissurée.

                            clip_image002[4] clip_image002

Grillées, les graines servent de condiment. Quelques fois les très jeunes gousses sont consommées comme légumes. Les usages en pharmacopée sont nombreux, et aussi en art vétérinaire. Ainsi les Peulh utilisent une décoction d’une broya de feuilles fraîches, filtrée avec une étoffe, comme collyre pour traiter les conjonctives et la cécité du bétail, mais aussi comme cicatrisant sur les plaies récentes. L’espèce est cultivée à partir de semis de graines. Elle rejette aussi bien.

Pour le travail du bogolan, les graines sèches sont pilées puis mélangées à de la boue afin de la fermenter.Conservée dans un récipient fermé pendant deux jours, la boue est ensuite utilisée pour dessiner des formes en couleur noire sur les étoffes teintes avec le jus du Bouleau d' Afrique.

4月7日

L'ORIENTATION DE MA PEINTURE

          Longtemps tributaire des conceptions et sensibilités occidentales, la peinture africaine se démarque aujourd'hui de la routine. Elle se trouve être le fer de lance d'un art de contestation et de quête identitaire, qui aujourd'hui par un effet conjugué de mode et reconquête de soi est de mise dans le continent. Répondant à mes impulsions, je me mets du côté des artistes novateurs considérés par les caciques plus à tord qu'à droit comme des comiques de la peinture "poubelliste" dont l'art est condamné par avance. Elle convoque en moi, l'exploitation de matériaux locaux pour construire un vocabulaire plastique authentique et altier. Je célèbre autant les lumières ocres avec la terre comme matériaux de base que les valeurs sombres, signe d'une Afrique inclinée, méconnue et condamnée au perpétuel questionnement sur son devenir. Ma gestuelle spontanée m'impose de peindre dans l'urgence, à la main, au couteau, avec un mélange de peinture industrielle à l'huile. Une manière pour moi de m'innerver dans les énergies sacrées et les racines du passé, de retrouver les parturitions énigmatiques de l'alpha et de tenir bien en main les dagues ouvrant le futur. Une manière surtout de dire à ma terre- mère sans sommeil parce que soumise au feu dévorant la vie que je l'aime.
         Ma peinture se réfracte et se diffracte, se prolonge en de sources nouvelles et tire à l'infini les conversations inaudibles entre les dieux puis laisse s'épanouir l'âme intérieure de cette terre généreuse en quête de vérité. Je retrouve dans cette façon de peindre, la gestuelle secrète du patriarche africain qui au fond de sa case, de son doigt sûr, dessine sur le sable des tracées énigmatiques lorsqu'il veut communiquer avec les forces cosmique et aïeules. Les protes du soleil peuvent témoigner de cette rencontre féconde. Elles sont là pour autoriser l'avènement de la pleine lumière, faire enclore la rose des vents et relier les mains des peuples. Les gens d'ici et d'ailleurs sont pris dans les serre de l'histoire parce qu'ils se sont longtemps tournés le dos. dorénavant, nous, nous devons de mêler nos yeux, pour donner sens à la rondeur de la terre. Ma peinture est un quête horizontale faite pour relier le ciel, diaphane des dieux et la décapante terre des hommes. Elle se veut aussi verticale pour autoriser et amplifier l'agréable rencontre des mains. C'est ainsi que je vous invite à téter à la mamelle de la sagesse africaine.